La crise née après le renvoi du très populaire ministre de la Défense, Mykhailo Fedorov, s’amplifie. Les manifestants exigent désormais la démission du général Syrsky, à la tête de l’armée, devenu l’incarnation d’un modèle jugé archaïque«Syrsky, dégage!» Samedi, à Kiev, dans la douceur d’une soirée d’été, quelques milliers de manifestants exigeaient la démission du commandant en chef de l’armée, le général Syrsky. Depuis jeudi, le square arboré Ivan Franko, dans le centre de la capitale, accueille tous les jours ces rassemblements apparus après le limogeage brutal du très populaire ministre de la défense, Mykhailo Fedorov, à peine six mois après sa nomination à ce poste crucial en temps de guerre.«Honte! Honte! Honte!» scande la foule à l’adresse de Volodymyr Zelensky, presque sous les fenêtres de l’administration présidentielle, dont la silhouette massive tout en béton et colonnades s’élève derrière la place. Mais c’est le commandant en chef de l’armée que les protestataires visent en premier lieu, non pas en raison de défaites sur le champ de bataille, mais parce qu’il a poussé Zelensky à se séparer de son ministre de la Défense.Voir plus
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