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Telecom Italia, le grand retour de l’Etat dans les télécoms
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Telecom Italia, le grand retour de l’Etat dans les télécoms

Publié le 24 September 2026 à 17:14
Auteur : Antonino Galofaro

Poste Italiane veut convaincre les actionnaires de TIM, historique opérateur téléphonique, d’accepter son offre de rachat. Derrière cette opération à plus de 11 milliards d’euros se joue le retour de l’Etat italien aux commandes d’un groupe devenu stratégique pour les télécommunications et le numériqueUn homme promène son chien dans un parc. Il s’adresse au spectateur, les yeux face caméra. Il invite les actionnaires de l’entreprise de télécommunications TIM à adhérer à l’OPA de Poste Italiane. Les habitants de la Péninsule n’ont pu échapper à cette vaste campagne publicitaire diffusée sur le service public, les chaînes privées et même sur les diverses plateformes de streaming. Il ne s’agit pas de vendre un compte bancaire ou une assurance, mais bien de convaincre les propriétaires d’actions de l’ancienne Telecom Italia de les faire participer à une opération financière de plusieurs milliards d’euros. Cette campagne singulière annonce le retour de l’Etat italien dans une entreprise qu’il avait privatisée il y a près de 30 ans afin de créer aujourd’hui un géant des télécommunications.Poste Italiane «tient énormément à ce que cela se termine bien, commente Marco Liera, consultant et auteur de la newsletter «Il capitale», spécialisée en finance et investissements. Cette opération a été réalisée pour créer un géant national des télécommunications et du cloud, important pour Rome dans la gestion des informations à des fins de sécurité nationale.» Poste Italiane, contrôlée par l’Etat italien, possédait déjà 20,1% de TIM. Elle cherche désormais à acquérir les actions qu’elle ne détient pas encore. Pour chaque action apportée à l’offre, l’actionnaire reçoit 0,218 action nouvellement émise de Poste Italiane et 1,97 euro (1,85 franc suisse) en liquide. Le groupe postal avait initialement proposé 1,67 euro en espèces, mais a relevé son offre de 30 centimes début septembre, tout en renonçant à la condition qui exigeait que les actionnaires représentant au moins 66,67% des droits de vote donnent leur accord à l’opération. Elle a précisé que cette nouvelle contrepartie était définitive. Une nouvelle fenêtre, ouverte du 21 au 25 septembre, permet aux actionnaires qui n’avaient pas encore apporté leurs titres de le faire.Voir plus

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