Egérie du cinéma italien et français, Marina Vlady, qui avait commencé très jeune dans la comédie et avait beaucoup tourné avec son époux Robert Hossein, a disparu à l'âge de 88 ans. Elle avait aussi joué pour Jean-Luc Godard, Orson Welles ou Bertrand TavernierL’actrice, écrivaine et chanteuse Marina Vlady, prix d’interprétation au Festival de Cannes en 1963 pour Le lit conjugal et qui a tourné dans plus de 80 films, est décédée jeudi à 88 ans, a annoncé sa famille à l’agence de presse AFP.Elle est morte «chez elle, entourée de ses proches et de ses animaux», ont précisé dans un communiqué ses enfants, qui ont salué «une longue et belle vie bien remplie».L’actrice a été une égérie du cinéma italien et français, et a débuté sa carrière très jeune, dans Avant le déluge d’André Cayatte (1954), qui lui vaut le prix Suzanne Bianchetti – récompense de l’actrice la plus prometteuse – à 16 ans.L’année suivante, elle épouse le metteur en scène Robert Hossein qui la fera tourner dans plusieurs de ses films. Elle aura deux fils avec lui, puis un autre avec l’aventurier Jean-Claude Brouillet.
En 2005: Marina Vlady: «J'ai préféré le risque au train-train des rôles ressassés»
Avec les plus grands réalisateurs
Tout au long de sa carrière, Marina Vlady tourne avec les plus grands, de Jean-Luc Godard à Orson Welles en passant par Bertrand Tavernier, Chris Marker ou encore Ettore Scola.
A Cannes en 1989: Marcello Mastroianni, Marina Vlady et Massimo Troisi, actrice et acteur dans «Spendor» d'Ettore Scola. — © - / AFP
L’actrice, fille d’une ancienne danseuse et d’un ex-aviateur de l’armée française également chanteur à l’opéra, connaît aussi le succès dans la chanson grâce à deux albums enregistrés avec ses sœurs sous le nom de scène «Les sœurs Poliakoff».
Un livre sur son aventure russe
En 1969, elle épouse le chanteur et poète russe Vladimir Vissotsky, pour qui elle partira s’installer à Moscou jusqu’à sa mort, en 1980. Elle tire un livre de cette relation, Vladimir ou le vol arrêté, publié en 1987 et qui sera ensuite adapté en spectacle. Au total, elle publie une dizaine de livres dont ses mémoires, 24 images/secondes (2005).
Marina Vlady sur un plateau de TF1 en 2005, à Paris. — © PIERRE VERDY / AFP
Outre le cinéma d’auteur, elle joue dans des comédies populaires dans les années 1970 comme Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil de Jean Yanne ou Que la fête commence de Bertrand Tavernier.Sa vie est également marquée par le militantisme. «Marina Vlady était une femme généreuse qui a été engagée toute sa vie, depuis la guerre d’Algérie, le Manifeste des 343 [pour la légalisation de l'avortement, en 1971] puis les sans-papiers et le Droit au logement avec son dernier compagnon Léon Schwartzenberg», avec qui elle a créé le DAL, l’association pour le droit au logement, ont écrit ses fils dans un message envoyé à l’AFP.
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