Le parlement turc a adopté lundi un texte de loi sur le retour à la vie civile des combattants de la guérilla kurde. Ses militants échaudés attendent des garanties politiques concrètes«Un tabou a été brisé», se réjouit Yüksel Genç, une militante infatigable de la cause kurde basée à Diyarbakir, dans le sud-est de la Turquie. Cette ancienne combattante du PKK a connu toutes les phases du conflit qui a opposé l’organisation armée kurde à l’Etat turc depuis 1984. En 1999, elle avait été mandatée, avec sept autres combattants du PKK, pour rentrer en Turquie et proposer une paix aux autorités. Emprisonnée à son arrivée, elle avait repris, à sa sortie, les chemins de la lutte politique légale et n’a jamais abandonné le terrain depuis les années 2000.«La période que nous vivons me rappelle en partie le «groupe pour la paix» en 1999», se souvient cette femme qui connaît intimement les rouages de l’Etat turc. «A peine entrés sur le territoire, nous avons été jugés et mis en prison. Après notre sortie, j’ai continué mon combat et j’ai été à nouveau jugée à plusieurs reprises pour mes activités», confie-t-elle.Voir plus
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