En Italie, le Conseil des ministres a adopté jeudi soir un décret-loi visant à éviter la trop forte présence des élèves étrangers dans les classes. Une initiative qui révèle la manière dont Giorgia Meloni conçoit l'école, «honteuse» selon l'oppositionLe ballon passe rapidement d’une main à l’autre. Des enfants âgés de 8 à 12 ans tirent à tour de rôle vers le panier. Sur ce terrain de basket au milieu d’un parc, des Italiens côtoient des étrangers. La nationalité, les jeunes sportifs s’en fichent; ils veulent avant tout s’amuser. Dans Corvetto, ce quartier populaire du sud de Milan à forte densité étrangère, Vincenzo Belluomo a créé il y a quelques années la Corvetto Street Basket Academy, un projet d’inclusion sociale favorisant l’intégration de jeunes migrants et d’étrangers de deuxième génération en leur enseignant les bases du basket. «Les élèves d’origine étrangère sont bien présents dans l’école de mon fils, ils sont intégrés et la langue n’a jamais représenté un problème».A Rome, tout le monde n’est pas de son avis. Jeudi soir, le Conseil des ministres a adopté un décret-loi visant à éviter la trop forte présence des élèves étrangers. A partir de la rentrée 2027, les classes du primaire devront avoir une «composition équilibrée». Ainsi, les «élèves avec citoyenneté non italienne qui ne sont pas nés en Italie ou qui n’ont pas fréquenté au moins deux ans d’école obligatoire ne pourront pas dépasser 30% de l’effectif de la classe».Voir plus
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