COMMENTAIRE. Tout faire pour que le sommet de Genève sur l’intelligence artificielle ne se termine pas sur une vague déclaration de principe: voilà le rôle que la Suisse, hôte de l’événement, devrait endosserRien ne sera facile pour la Suisse et Genève en 2027. Des forces extrêmement puissantes et opposées feront certainement en sorte que le sommet n’aboutisse qu’à une jolie déclaration, sans aucun effet concret. A la tribune de l’ONU à New York cette semaine, Sam Altman et Dario Amodei, directeurs respectivement d’OpenAI et d’Anthropic, ont récité des discours destinés tant à faire peur sur les risques de l’IA qu’à promettre des merveilles quant à son bienfait pour l’humanité, tout en assurant qu’ils étaient très responsables. En parallèle, Américains et Chinois n’ont aucun intérêt à un accord mondial trop contraignant: quelques phrases insipides leur suffiront largement.
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