[pfp_nav_auth]
Samuel Bendahan, l'un des ténors du Conseil national, se lance dans la course au Conseil d’État vaudois
LE TEMPS Économie
Article complet

Samuel Bendahan, l'un des ténors du Conseil national, se lance dans la course au Conseil d’État vaudois

Publié le 12 August 2026 à 05:56
Auteur : Le Temps

Le conseiller national Samuel Bendahan annonce sa candidature aux primaires de son parti, le PS. Maître d’enseignement à l’Unil et l’EPFL, l’économiste aimerait redonner du pouvoir d’achat aux gens, tout en plaçant l’humain avant toutLe conseiller national Samuel Bendahan annonce ce mercredi dans 24 heures sa candidature dans pour le Conseil d’Etat vaudois. A 46 ans, le co-président du groupe socialistes aux Chambres fédérales est aussi maître d’enseignement à l’Unil et à l’EPFL, il tient une boîte de conseils et siège dans une entreprise familiale, produisant les crèmes Budwig. Economiste et entrepreneur donc, un profil plutôt rare à gauche.Son profil l’a naturellement orienté vers les finances publiques pendant sa carrière politique, où il a d’abord été membre des commissions des finances du Grand Conseil vaudois , puis du Conseil national. Avant de présider aujourd’hui à Berne la commission de l’économie et des redevances.
«Chaque franc public doit être dépensé pour le bien commun»

Lire aussi: Elections au gouvernement vaudois, les grandes manœuvres ont commencé: Jessica Jaccoud candidate
Les défis financiers auxquels le canton doit faire face sont sa principale motivation. «Donner du pouvoir d’achat aux gens, c’est leur donner des libertés. Mes domaines politiques et professionnels sont le management, les finances, l’économie et donc le pouvoir d’achat. Voici ce que j’ai envie d’apporter», explique-t-il dans le quotidien de Tamedia. Il souligne que la prospérité économique du canton contraste avec la réalité des gens, ce qui «signifie qu’il y a de l’argent, mais qu’il n’est pas bien employé. Chaque franc public doit être dépensé pour le bien commun.»En plus de s’opposer à l’initiative pour une baisse d’impôt de 12%, Samuel Bendahan rappelle qu’il avait aussi développé au sein du PS des mesures fiscales pour la classe moyenne, qui ont abouti à des déductions dégressives en fonction du revenu aujourd’hui inscrites dans la loi. Mais il souligne que ce qui pèse réellement sur la vie des gens sont les primes maladies et les loyers qui explosent, face aux salaires qui stagnent. «Il faut donc travailler sur les charges des ménages pour qu’elles soient supportables et augmenter les salaires», dit l’économiste.
Lire aussi: Valérie Dittli candidate en 2027? Le Centre vaudois reste sans réponse, et en pleine tourmente
Cette dernière année, l’homme au polo rouge a aussi élaboré au sein du PS l’initiative sur les primes en fonction du revenu, qui permettra une baisse des primes pour plus de 90% des ménages du pays. Le contrôle de loyers doit surtout se faire en faisant appliquer la loi, selon lui, ainsi qu’en développant des coopératives. Ce qui tombe bien, puisqu’il en dirige une.
L’humain avant les chiffres et la technologie
A la question de ses compétences pour diriger une administration cantonale, le candidat répond avoir dirigé et créé des entreprises, conseillé des sociétés, des syndicats, et l’Etat, en plus d’être coprésident du groupe parlementaire. Le sujet de sa thèse de doctorat était même le «leadership». «Il faut être au courant de tous les dossiers, gérer cinquante parlementaires et valoriser leur travail. Donc, le management humain, le travail d’équipe sont parmi les grandes forces de ma candidature», souligne-t-il.Féru de technologie, il considère toutefois que «le Saint-Graal ce sera l’humain»: «On observe tellement de situations où la technologie est mise aveuglément en avant avec des effets désastreux pour les gens», ajoute-t-il en rappelant les problèmes informatiques survenus pour le paiement des indemnités de chômage. Malgré sa passion, il assure qu’elle lui permet justement de comprendre les limites de ce domaine. Et de défendre «partout» au droit à un interlocuteur humain.Si les chiffres et la technologie sont ses domaines de prédilection, son «truc», c’est l’humain. «Ce n’est pas parce que l’on a des compétences techniques que l’on est déconnecté.» Un de ses points communs avec Roger Nordmann, explique-t-il: «[Nous] avons des personnalités et profils politiques complémentaires et très différents, et nous travaillons extrêmement bien ensemble. C’est ce que j’aimerais mettre en avant: cette capacité de travailler ensemble.»
Que va faire Brenda Tuosto?
La situation s'éclaircit donc pour le PS. On sait d'ores et déjà que la sortante Nuria Gorrite ne se représentera pas et qu'outre Samuel Bendahan, la conseillère nationale Jessica Jaccoud sera elle aussi candidate. Une grande question demeure: l'Yverdonnoise Brenda Tuosto qui siège elle aussi à Berne déposera-t-elle également sa candidature en vue du Congrès du Parti socialiste qui aura lieu le 26 septembre à Aubonne? Si elle se présente, les débats s'annoncent animés car le PS présentera deux candidats aux côtés de Roger Nordmann qui a récemment succédé à Rebecca Ruiz.

Ce sujet parle de : chômage
← Retour aux sujets

Points de vue opposés



Chargement des points de vue opposés...

Autres articles récents chez Le Temps