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«Peut-être qu’un jour je pourrai à nouveau rêver»: de Kaboul à la Suisse, dialogue entre deux sœurs séparées
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«Peut-être qu’un jour je pourrai à nouveau rêver»: de Kaboul à la Suisse, dialogue entre deux sœurs séparées

Publié le 07 September 2026 à 11:11
Auteur : Kamal Ahmadi, Lisa Heyl

L’une est partie pour la Suisse, l’autre est restée en Afghanistan. L’arrivée des talibans au pouvoir dans leur pays a bouleversé les trajectoires de Layla et Roya, deux sœurs complices qui vivent désormais à des milliers de kilomètres l’une de l’autre. Témoignages croisésLe 15 août 2021, les talibans entraient dans Kaboul. Encore quelques jours auparavant, personne ne semblait croire que ces hordes de combattants puissent arriver dans la capitale. On pensait que la ville, forte de sa police et de ses structures solides, tiendrait et que l’armée régulière se battrait contre les «étudiants» pour le contrôle du pays. Layla* avait alors 21 ans. Ses études supérieures lui plaisaient et son avenir s’annonçait prometteur. Sa cadette Roya*, 13 ans, passait un examen en classe lorsque des coups de feu ont retenti dans la rue.Cinq ans plus tard, leurs chemins ont radicalement divergé. La famille est parvenue à organiser la fuite de Layla, qui vit désormais en Suisse, dans le Mittelland, où elle suit une formation professionnelle. Roya, elle, reste recluse avec ses parents à Kaboul, sans plus avoir le droit ni d’étudier ni de se déplacer librement. Pour Le Temps, les deux sœurs ont accepté de raconter ce jour qui a fait basculer leur existence, et ce qu’il reste, cinq ans après, de leur vie d’avant.Voir plus

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