Une motion déposée à Berne, une enquête auprès des entrepreneurs, un cas d’école de délocalisation forcée et possiblement une pétition. L’USAM met tout en œuvre pour revenir au statu quo ante – avant la «Lex On», quand seuls les fabricants en Suisse avaient le droit de mettre l’emblème national sur leurs produitsL’Union des arts et métiers (USAM) n’a pas l’intention de faire une croix sur le Swissness. Le lobby des PME suisses a tenu ce mardi à Berne une conférence de presse au titre éloquent: «La croix suisse s’égare? La nouvelle pratique de l’IPI sous la loupe». L’IPI, c’est l’Institut fédéral de la propriété intellectuelle. Et si la petite «+» helvétique s’égare, c’est parce que la loi sur le Swissness a fait l’objet d’une «précision» en mars dernier, qui permet d’apposer l’emblème national sur des produits qui ne sont pas fabriqués dans le pays, pour peu qu’ils aient été développés ou conçus en Suisse.L’équipementier de sport zurichois On est directement impliqué dans cette révision de la loi, qui autorise ce que le fabricant faisait arbitrairement depuis sa création en 2010: mettre le précieux symbole sur des chaussures produites en Asie. Hasard du calendrier, le groupe a publié ce mardi ses résultats intermédiaires: chiffre d’affaires en hausse de 14% sur six mois à 1,68 milliard de francs.Voir plus
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