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Locarno Film Festival: «Alberi erranti», la nature comme refuge à la brutalité du monde
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Locarno Film Festival: «Alberi erranti», la nature comme refuge à la brutalité du monde

Publié le 12 August 2026 à 13:12
Auteur : Le Temps

Le réalisateur sarde Salvatore Mereu filme durant trois heures, dans «Alberi erranti», deux solitudes, celles d’un jeune marginal vivant au contact des animaux et d’une fille de bonne famille promise à un mariage de convenance. A découvrir en compétition internationaleAdapté d’un roman d’Alberto Capitta publié en 2013, et non traduit, Alberi erranti est un film qui prend son temps pour déployer une histoire qui aurait parfaitement tenu sur 90 minutes. Or il dure le double, 3 heures pour filmer en parallèle deux solitudes, celles de Giuliano et Maddalena. Le premier vit avec son père en marge de la société, dans une ferme délabrée où ils recueillent et soignent tous les animaux abandonnés ou blessés qu’ils trouvent. Ce qui leur vaut d’être qualifiés de «gitans» et de «pouilleux» par certains habitants de la ville voisine, dont un riche bourgeois conservateur et passionné de chasse. Il a deux fils: Michelangelo, un militaire à la largeur d’esprit étroite comme ses bottes, et Emilio, doux et sensible, un ami de Giuliano qui dès lors l’irrite.Après une longue introduction située durant l’enfance de Giuliano, on le retrouve jeune adulte, peu avant que son père ne disparaisse. C’est alors qu’on rencontre Maddalena, promise à un mariage de convenance avec Michelangelo, mais qui va peu à peu douter de son amour face à sa froideur et sa rigidité. Lorsqu’une vieille dame lira dans sa main qu’elle aura des enfants, mais pas avec lui, on devine qu’elle rencontrera forcément Giuliano…Voir plus

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