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Le monde du sport s’accommode du cyberharcèlement plus qu’il ne le combat
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Le monde du sport s’accommode du cyberharcèlement plus qu’il ne le combat

Publié le 07 September 2026 à 13:08
Auteur : Romuald Gadegbeku, Laurent Favre

L’expression de la frustration des fans a trouvé un porte-voix avec les réseaux sociaux, et un nouveau carburant avec les paris en ligne. Les instances font de la prévention et de la modération mais, parallèlement, s’associent à des plateformes de marchés prédictifsA l’US Open, il y a le choix au rayon polémiques. Les odeurs de marijuana (qui ont interrompu le match du troisième tour d’Aryna Sabalenka), l’indiscipline du public et les perturbations causées par les influenceurs (rappelés à un minimum de respect de l’étiquette) sont chaque jour débattues en conférences de presse. On y parle moins d’un problème plus grave et qui concerne directement, et indistinctement, joueurs et joueuses: le harcèlement en ligne. Seule l’Américaine Jessica Pegula a empoigné la thématique via le partenariat passé entre USTA, la fédération américaine, et Kalshi, une plateforme de marchés prédictifs qui tire 90% de ses revenus des paris sportifs.«Nous n’avons pas le droit de faire des paris, nous sommes harcelés sur les réseaux sociaux par les parieurs, mais l’US Open les fait entrer en tant que sponsors. Voir leur nom comme ça derrière le court, c’est particulier», dénonce Pegula, fille d’un magnat de l’immobilier et dont la mère dirige cinq franchises professionnelles de sport, dont les Sabres (hockey) et les Bills (football américain) à Buffalo. Elle sait donc de quoi elle parle lorsqu’elle ajoute, avec regret: «C’est partout et ça ne va pas vraiment disparaître, car ces conneries [les paris] jouent un rôle important pour maintenir l’intérêt des fans.»Voir plus

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