«La Hija Cóndor» deuxième long métrage de la réalisatrice bolivienne Alvaro Olmos Torrico, raconte le tiraillement d'une jeune Indienne destinée à devenir sage-femmeL'affrontement entre traditions et modernité est un classique rebattu des cinémas du Sud, en particulier des films présentés chez nous par le distributeur spécialisé Trigon. Comment se fait-il alors qu'après des décennies à ce régime, et alors même qu'une nouvelle génération tente d'élargir le spectre des œuvres choisies, un film comme le bolivien La Hija Cóndor puisse encore résonner aussi fortement? C'est sans doute qu'il synthétise idéalement cette question, son cœur semblant hésiter entre une beauté atemporelle et l'esthétique «néon-électro» propre au jeune cinéma latino depuis une quinzaine d'années.Avec ce deuxième long métrage de fiction à la fois très ancré localement et universel, Alvaro Olmos Torrico s'impose comme un nouveau talent à suivre. On s'en rend compte d'entrée de jeu, avec une séquence d'accouchement parfaitement cadrée et éclairée, quoique sans ostentation. On y fait connaissance avec la jeune Clara, qui accompagne sa mère adoptive Ana (qui n'est autre que sa tante), sage-femme à domicile d’une communauté autochtone quechua dans les montagnes. Alors qu'Ana applique son savoir ancestral, Clara accompagne le rituel en chantant doucement. Mais, si elle apprécie ce rôle, elle aspire aussi secrètement à autre chose, tiraillée entre dévouement et désirs.Voir plus
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