L’ancien président de l’Association suisse des banquiers a écopé mardi de 24 mois de prison avec sursis pour corruption d’agents publics étrangers et blanchiment d’argent aggravé dans le cadre d’une procédure simplifiéePas de surprise de dernière minute au procès de Pierre Mirabaud. L’ancien banquier genevois est reconnu coupable de corruption d’agents publics étrangers et de blanchiment d’argent aggravé. Le Tribunal pénal fédéral (TPF) a avalisé l’acte d’accusation en procédure simplifiée déposé par le Ministère public de la Confédération et infligé la peine privative de liberté de 24 mois, assortie d’un sursis complet avec un délai d’épreuve de deux ans, négociée dans ce cadre.Ouverte en 2021, l’instruction pénale a donc pu se clore par cette audience expresse qui s’est tenue ce mardi à Bellinzone. Lunettes rondes et moustache poivre et sel à la Salvador Dalí, le prévenu, âgé aujourd’hui de 77 ans, a collaboré à l’enquête et a reconnu s’être rendu coupable des faits qui lui étaient reprochés. Il a également renoncé à toute possibilité d’appel, condition de cette procédure simplifiée. Même si Pierre Mirabaud «a agi non pas par nécessité, mais par appât du gain», la cour a jugé la peine proposée adéquate, notamment au regard de sa collaboration, son âge, son état de santé «fragile», le fait qu’il ait renoncé à toute activité professionnelle, son bon comportement et sa contribution à indemniser la victime.Voir plus
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