Dans «Notre-Dame-des-Démolies», Olivier Vonlanthen brise le carcan du fait divers pour atteindre la détresse d’une femme devenue meurtrière. Il replace son geste dans un réseau de culpabilité beaucoup plus largeDéplier, par l’écriture, un fait divers tout entier serré autour des quelques éléments retenus par la police et la presse de l’époque. S’approcher, grâce aux rares archives, aux quelques souvenirs familiaux, et à la littérature surtout, de Marthe, la femme de chambre fribourgeoise de 37 ans qui a tué «sauvagement» sa patronne à coups de couteau, un matin de janvier 1968, à Montpellier. Notre-Dame-des-Démolies, premier roman d’Olivier Vonlanthen, creuse, imagine, ce qui se tient, ou a pu se tenir, sous le mot de «démence», posé sur Marthe et son geste, sept lettres qui déploient «tout un horizon de silences, sept lettres d’interdit, un mot sanction d’impuissance, un mot prison».Olivier Vonlanthen vient de la poésie. Son premier recueil, Ossuaires (Ed. Empreintes) a reçu le Prix C. F. Ramuz en 2022. Notre-Dame-des-Démolies vient de recevoir le Prix Terra Nova de la Fondation Schiller lors du Festival international de littérature de Loèche-les-Bains et se trouve toujours en lice pour le Prix Roman des Romands, le Prix franco-suisse Lettres Frontières et le Prix du roman noir des médiathèques de Grand Cognac.Voir plus
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