CHRONIQUE. L’enjeu n’est désormais plus de savoir qui croit au réchauffement climatique. Il est de savoir qui propose les solutions les plus efficaces. Dans une économie administrée par Les Vert·e·s, on devrait toujours commencer par remplir un formulaire et s’excuser, écrit le conseiller national PLR Cyril AellenLe climat se réchauffe. Il serait absurde de le nier, tout comme il serait irresponsable de considérer notre planète comme une ressource inépuisable que chaque génération pourrait consommer avant de présenter l’addition à la suivante. Pendant longtemps, Les Vert·e·s ont eu le mérite de placer l’environnement au cœur du débat public. Cette bataille est, pour l’essentiel, gagnée. Aujourd’hui, presque plus personne ne conteste sérieusement la nécessité d’agir.Mais à mesure que le climat est devenu l’affaire de tous, Les Vert·e·s ont dû chercher ailleurs leur singularité. Et l’écologie s’est parfois éloignée de la question de l’efficacité pour se rapprocher de celle de la morale, de la peur et de la culpabilité. Le dernier communiqué des Vert·e·s genevois en offre une illustration caricaturale. Parce qu’une majorité parlementaire ne se précipite pas pour adopter leur loi climat, la droite devient soudain «climatonégationniste».Voir plus
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