OPINION. Après l’énergie, la souveraineté hydrique s’annonce comme le prochain grand défi de la Suisse. Parallèlement aux progrès technologiques et aux indices économiques, la richesse d’un pays doit désormais aussi se mesurer dans sa capacité à gérer et stocker ses ressources vitales, écrit Christian Tschanz, vice-président de la Chambre d’agriculture du Jura bernoisPendant des siècles, les civilisations se sont développées à proximité des points d’eau. Les Romains ont construit des aqueducs dont certains fonctionnent encore aujourd’hui. Dans nos régions, les villages se sont implantés autour des sources, des rivières et des fontaines. Depuis toujours, l’eau est bien plus qu’une ressource: elle est la condition de la vie, de l’agriculture et du développement économique.Le défi de nos ancêtres consistait à amener l’eau jusqu’aux humains. Celui de notre génération sera probablement différent: apprendre à la conserver lorsqu’elle est abondante pour pouvoir l’utiliser au moment où les réserves se font plus rares. Les épisodes de sécheresse que nous connaissons ces dernières années ne sont plus des événements isolés. Les observations scientifiques montrent que le climat suisse se réchauffe, que les vagues caniculaires deviennent plus fréquentes et que les précipitations sont plus irrégulières. Le problème n’est pas seulement la quantité d’eau qui tombe sur notre territoire, mais sa répartition dans le temps. Nous connaissons davantage de périodes sèches, entrecoupées d’épisodes de pluies parfois très intenses.Voir plus
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