L’artère la plus animée de Zurich est connue dans tout le pays. Lieu de vie nocturne, épicentre de la contestation sociale, quartier populaire par excellence, elle n’est toutefois pas à l’abri des changements urbanistiques. Pour la protéger, des commerçants veulent l’inscrire à l’UnescoIl y a la Zurich calme, austère, protestante. Celle de Zwingli, de la finance et de la Paradeplatz. Puis il y a celle qui ressemble davantage au quartier rouge d’Amsterdam ou à Sankt Pauli, à Hambourg. Vibrante, fêtarde, alternative, illégale parfois, populaire surtout. Bienvenue sur la Langstrasse, artère emblématique de la ville la plus peuplée de Suisse, qui s’étend de tout son long à califourchon entre le Kreis 4 et 5. Elle coupe les rails de train et la tranquillité de la ville avec ses échoppes ouvertes la nuit, ses nombreux bars et restaurants, ses strip-clubs et ses prostituées.Mais cette rue n’est de loin pas que bruit et lumière, et raconte une autre Zurich que celle de sa voisine, la clinquante Bahnhofstrasse. La «longue rue» conte le passé industriel de la ville, accueillant des bras étrangers à la pelle, notamment italiens. Elle fut l’épicentre des luttes sociales dès la fin des années 60 et un nœud de résistance en faveur de la culture et de la jeunesse. Qui déambule entre la Limmatplatz et l’Helvetiaplatz ressent la singularité des lieux. Mais tout quartier branché attire vite l’appétit des promoteurs et autres jeunes cadres dynamiques au pouvoir d’achat menant bon an mal an à une forme de gentrification.Voir plus
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