Remporté par Demi Vollering, le Tour de France féminin passe pour plus intéressant, plus frais, plus authentique que la course remportée par Tadej Pogacar. Cette impression est à la fois un mythe, une réalité, et l'autre nom d'une certaine précaritéCe qu'il y a d'admirable, dans la version féminine du Tour de France, c'est son honnêteté. Dans l'édition 2026 ouverte à Lausanne et refermée dimanche à Nice, par le sacre de la Néerlandaise Demi Vollering (FDJ United-Suez), les actrices du drame ont libéré leurs émotions. Ainsi de la maillot jaune, cinglant avant le départ de la dernière étape à Nice: «Je n'ai pas oublié ce que [Kasia Niewiadoma] a fait quand j'étais à terre, il y a deux ans. Ce n'est pas vraiment à elle de donner des leçons de fair-play!» La veille, la Polonaise avait accusé une équipière de Vollering de l'avoir enfermée dans un virage. Une de ses passes d'armes dont regorge le sport à chaud, émulsifiant la mauvaise foi et autres affects.Dans le Tour de France masculin, les protagonistes, qui se détestent, auraient fait croire qu'ils s'adorent. Chez les femmes, c'est l'inverse. Chacune a vidé son sac avant de sceller la paix par une accolade. Dans la colère ou le pardon, il est plus facile de s'identifier à ces caractères.Voir plus
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