[pfp_nav_auth]
Restreindre la flexibilité au nom de la neutralité n’a rien de judicieux
LE TEMPS Politique international
Article complet

Restreindre la flexibilité au nom de la neutralité n’a rien de judicieux

Publié le 06 September 2026 à 17:53
Auteur : Philippe Nell

OPINION. La Suisse et la Genève internationale n’ont pas à craindre une perte de crédibilité diplomatique sans une neutralité plus restrictive, dont l’entrée en vigueur ne garantirait pas une meilleure condition sécuritaire de notre pays, écrit l’ancien ambassadeur Philippe NellLa population suisse votera le 27 septembre au sujet d’une initiative populaire touchant à une partie essentielle de son identité: la neutralité. Est-il judicieux de limiter les compétences du parlement et du Conseil fédéral? Selon eux, clairement non. Reconnues par les puissances européennes lors du Congrès de Vienne en 1815, la neutralité perpétuelle et l’inviolabilité de son territoire ont permis à la Suisse de se maintenir à l’écart des conflits qui se sont succédé.Pendant la Deuxième Guerre mondiale, la collaboration différenciée avec les Alliés et les pays de l’Axe n’est cependant pas passée inaperçue. Au début de 1945, sous la pression des Alliés, la Suisse a dû bloquer les avoirs allemands, limiter le transit entre l’Allemagne et l’Italie ainsi que les achats d’or à l’Allemagne. En 1946, elle a signé un accord à Washington acceptant notamment de payer 250 millions de francs pour la reconstruction de l’Europe. Fort critiquée pour ses liens commerciaux, financiers et d’armement avec l’Allemagne, la Suisse s’est retrouvée à l’écart des pays vainqueurs. Neutralité ou pas, vulnérable et isolée, la Suisse n’a pas eu le choix. Elle a dû payer des réparations élevées aux Alliés.Voir plus

Ce sujet parle de : guerre
← Retour aux sujets

Points de vue opposés



Chargement des points de vue opposés...

Autres articles récents chez Le Temps