Du Japon aux Etats-Unis en passant par la France, les «bond vigilantes» exercent une pression inédite. Cette contrainte pèsera sur les campagnes électorales et les décisions des banques centrales dans les mois à venir.«S’il y avait une réincarnation, je voudrais revenir sous la forme du marché obligataire. On peut intimider tout le monde.» La citation de James Carville, conseiller de Bill Clinton, prononcée en 1993, trouve un nouvel écho en cet été 2026. La hausse des taux d’intérêt à long terme, à l’œuvre depuis le début de l’année, s’est accélérée ces dernières semaines, au point de commencer à forcer la main des gouvernements et des banques centrales.Les besoins d’investissement explosent, dans le secteur privé avec la révolution de l’IA, et dans le secteur public avec les investissements de défense, d’infrastructure et d’approvisionnement énergétique. Les gouvernements continuent à s’endetter frénétiquement, avec des niveaux de déficits publics jamais vus hors périodes de crise. Les prix de l’énergie alimentent les pressions inflationnistes, tirés par la situation au Moyen-Orient. Et les banques centrales tentent de faire le dos rond.Voir plus
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