Depuis l'avalanche du 26 août, la population vit au rythme des recherches, des évacuations par hélicoptère et de la découverte de corps. Dans les hôpitaux de Katmandou, un mur de photographies témoigne de l'ampleur du drame. ReportageLe Népal retenait son souffle depuis trois jours: l'avalanche à l'origine de la catastrophe du 26 août avait propulsé un amas de roche et de glace au Tibet, créant un lac artificiel derrière lequel l'eau s'accumulait. Vendredi, l'ambassade de Chine à Katmandou avertissait que la retenue avait commencé à déborder, qu'une nouvelle crue était à craindre. Dimanche, le ministère chinois des ressources en eau a indiqué que le lac s'était vidé progressivement. Le danger est écarté. C'est la première bonne nouvelle en cinq jours.Dans la région de Nuwakot, à deux heures de route de la capitale, la coulée de boue, de sable et de roche a dévalé la rivière Trishuli tel un monstre, emportant tout sur son passage. Les stigmates sont épouvantables. Une couche grisâtre et boueuse enferme, tel un tombeau, l'axe routier filant à travers la bourgade de Bidur vers la frontière chinoise au nord. Tout ce qui se trouvait dans un rayon de quelques centaines de mètres autour de la rivière a été englouti.Voir plus
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