«S’il y a une place pour parler de cinéma, de livres, de séries, d’albums musicaux, alors il y a une place pour parler de jeux vidéo»: la double mutation de la presse spécialisée
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«S’il y a une place pour parler de cinéma, de livres, de séries, d’albums musicaux, alors il y a une place pour parler de jeux vidéo»: la double mutation de la presse spécialisée

Publié le 27 September 2026 à 11:33
Auteur : Yann Rieder

Discipline reine des magazines spécialisés des années 1980 à 2000, la critique de jeu traverse une période complexe. La presse spécialisée est désormais en crise, et les médias généralistes ne s’intéressent aux jeux que prudemment. Un paradoxe, alors que le gaming est omniprésentPlus violemment encore que dans la presse généraliste, les médias spécialisés traversent une longue crise menant à des licenciements, généralisant la précarité chez les pigistes (payés à l’article) et entraînant la disparition de certains titres à l’image du site internetJeuxvideo.fr (groupe M6) et de la chaîne de télévision Nolife. L’extraordinaire charge de travail dans ce secteur débouche sur de nombreux arrêts maladie, généralement pour burn-out. Lucie Ronfaut, journaliste pour le média en ligne Origami, ajoute que la généralisation des contenus générés par IA et la concurrence des influenceurs contribuent à la vulnérabilité de la presse spécialisée.Cette instabilité se reflète dans les choix éditoriaux. Une couverture massive de jeux très attendus, génératrice d’une grande audience, apparaît presque inévitable. Thierry Falcoz, vétéran de la presse jeux vidéo, souligne que «GTA VI n’a pas besoin de la presse et par extension de la critique, c’est au contraire elle qui a besoin de GTA VI». Ces grands jeux sont autant de perfusions pour une presse mal en point.Voir plus

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