Dans notre vie, nous avons tous subi et perpétré des trahisons, démontre la chercheuse en psychologie sociale Fanny Lalot, qui livre une étude détaillée sur le sujetUn constat: on a toujours tendance à surestimer la responsabilité de notre bourreau. Ce biais s’appelle «l’erreur fondamentale d’attribution». Identifié par le professeur Lee Ross en 1977, il consiste à exagérer le poids des facteurs internes et à sous-évaluer l’importance des facteurs externes. En d’autres termes, lorsqu’on se sent victime d’une personne, «on a tendance à la considérer comme pleinement responsable de son acte, en sous-estimant le rôle qu’ont pu jouer les circonstances particulières». Pourquoi? Parce qu’envisager l’humain comme capable de contrôler ses comportements «rend le monde plus prévisible» et aussi, parce que nos sociétés modernes sont fondées «sur la liberté et l’autodétermination».Pourtant, Fanny Lalot le montre dans Trahir et être trahi. Analyse psycho-sociale du coup de poignard dans le dos, paru au printemps dernier aux Editions Les Léonides: les trahisons sont l’œuvre de tous et rarement le fait d’un dangereux sociopathe ou du fameux pervers narcissique, terme utilisé à toutes les sauces et dont l’autrice précise en passant qu’il s’agit «d’une construction médiatique sans fondation psychologique avérée par la recherche moderne».Voir plus
Pour offrir la meilleure expérience, nous utilisons des technologies telles que les cookies afin de stocker et/ou d’accéder à des informations sur votre appareil. En consentant à ces technologies, vous nous permettez de traiter des données telles que votre comportement de navigation ou des identifiants uniques sur ce site. Ne pas consentir ou retirer son consentement peut affecter négativement certaines fonctionnalités et fonctions.