«Trahir et être trahi»: une étude en psychologie sociale analyse en profondeur les mécanismes du coup de poignard dans le dos
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«Trahir et être trahi»: une étude en psychologie sociale analyse en profondeur les mécanismes du coup de poignard dans le dos

Publié le 29 August 2026 à 17:14
Auteur : Marie-Pierre Genecand

Dans notre vie, nous avons tous subi et perpétré des trahisons, démontre la chercheuse en psychologie sociale Fanny Lalot, qui livre une étude détaillée sur le sujetUn constat: on a toujours tendance à surestimer la responsabilité de notre bourreau. Ce biais s’appelle «l’erreur fondamentale d’attribution». Identifié par le professeur Lee Ross en 1977, il consiste à exagérer le poids des facteurs internes et à sous-évaluer l’importance des facteurs externes. En d’autres termes, lorsqu’on se sent victime d’une personne, «on a tendance à la considérer comme pleinement responsable de son acte, en sous-estimant le rôle qu’ont pu jouer les circonstances particulières». Pourquoi? Parce qu’envisager l’humain comme capable de contrôler ses comportements «rend le monde plus prévisible» et aussi, parce que nos sociétés modernes sont fondées «sur la liberté et l’autodétermination».Pourtant, Fanny Lalot le montre dans Trahir et être trahi. Analyse psycho-sociale du coup de poignard dans le dos, paru au printemps dernier aux Editions Les Léonides: les trahisons sont l’œuvre de tous et rarement le fait d’un dangereux sociopathe ou du fameux pervers narcissique, terme utilisé à toutes les sauces et dont l’autrice précise en passant qu’il s’agit «d’une construction médiatique sans fondation psychologique avérée par la recherche moderne».Voir plus

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