Pour les éditeurs et les professeurs en écriture créative, seule la pratique assidue de l'écriture permet l'émergence de voix singulières. Impossible de déléguer cette tâche à une machine. Mais la profession commence à élaborer des chartes pour offrir plus de transparence aux lecteursUne ère du soupçon plombe la création littéraire. Suite aux accusations anonymes visant le roman très en vue de l’auteur Québécois d’origine haïtienne Thélyson Orélien, C’était ça ou mourir (Grasset), toute production semble désormais suspectée d’avoir été rédigée à l’aide des intelligences artificielles. Comment les éditeurs en Suisse romande réagissent-ils face aux utilisations de plus en plus massives de l’IA? Comment considèrent-ils les manuscrits qui leur sont soumis quotidiennement?Sur le site internet des éditions art & fiction, une charte donne le ton de «la primauté de l’humain». Elle commence ainsi: «L’intelligence artificielle générative représente une réalité qui traverse désormais l’ensemble de la chaîne du livre. Elle est source de bouleversements, de questionnements et nous encourage à être transparent·es sur notre façon de l’accueillir, ou non, dans notre pratique éditoriale. L’ignorer serait illusoire. L’aborder sans réflexion collective serait irresponsable.»Voir plus
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