CHRONIQUE. L’Etat du droit de tous, pour tous, envers et contre tous, serait-il en passe d’abdiquer, comme pourrait l’indiquer l’affaire des F-35? «C’est la liberté qui opprime, et la loi qui affranchit», rappelait un ami érudit. Puissions-nous nous affranchir avant qu’il ne soit trop tard, écrit Alexis FavreLe droit est sur toutes les lèvres contemporaines. Les minorités le revendiquent à grands cris, les démocraties s’y accrochent comme elles peuvent, les bureaucraties en produisent à la chaîne, les maîtres du monde s’assoient dessus, et les acheteurs de F-35 y perdent leur patois haut-valaisan. Puisque le droit semble être au carrefour de toutes les angoisses, intéressons-nous au drôle de tour qu’il est en train de nous jouer, l’air de rien.Pourquoi le droit est-il convoqué aux quatre coins de nos urgences? Pour son pouvoir prescriptif. Le droit nous dit ce que nous pouvons ou ne pouvons pas faire, ce que les autres peuvent ou ne peuvent pas nous faire: le droit est la règle du jeu. Plus il se complique, plus on a besoin d’elle.Voir plus
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