Jeudi, l’UDC a vécu une sorte de jeu des chaises musicales. Deux de ses membres les plus polémiques ont pris des chemins opposés. Le conseiller national argovien Andreas Glarner quitte l’arène politique, Sarah Regez accède quant à elle au législatif de Bâle-Campagne. Portrait croiséL’une arrive, l’autre s’en va. L’un a 63 ans, est un politicien chevronné, membre de l’UDC depuis 1992, ex-président de la commune argovienne d’Oberwil-Lieli, député cantonal pendant près de 15 ans et conseiller national depuis 2015. L’autre n’atterrit chez le parti agrarien qu’en 2021 et en gravit les échelons via ses structures dirigeantes, notamment sa section jeunesse, d’abord de Bâle-Campagne, puis nationale, dont elle devient la Head of Strategy en 2024. Candidate malheureuse à la chambre basse lors des fédérales 2023, elle accède finalement au Grand Conseil de Bâle-Campagne cette année, à 32 ans, après l’élection de Matthias Liechti au Conseil d’Etat, dont elle était la suppléante.Plus de 30 ans et un monde d’expérience politique les séparent. Ça n’empêche pas les deux UDC d’entretenir une proximité idéologique très étroite, chacun dépassant fréquemment les positions de leur propre parti par l’extrême droite. Des interventions qui ont provoqué des dissensions au sein même de leur formation, même si Andreas Glarner l’assurait dans un communiqué: il n’a pas subi de pression interne et laisse simplement sa place de conseiller national et de président de l’UDC argovienne entre «des mains plus jeunes et plus compétentes».Voir plus
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