OPINION. L’IA ne vaut que par la qualité de ses données et la Suisse a une carte maîtresse à jouer, écrit Christophe Dessimoz, directeur de l’Institut suisse de bioinformatique, pour qui l’excellence scientifique, la qualité, la fiabilité et la coopération de la Suisse représentent d’énormes avantages concurrentielsL’intelligence artificielle est aujourd’hui au cœur de toutes les attentions. Elle promet de révolutionner la recherche scientifique, la médecine, l’économie ou encore l’action publique. Pourtant, derrière les prouesses des algorithmes se cache une réalité souvent oubliée: l’IA ne vaut que par la qualité des données qui la nourrissent.Cette question est particulièrement cruciale lorsqu’il s’agit de données scientifiques. Ce sont elles qui permettent de comprendre l’évolution des maladies, de suivre les changements environnementaux, d’accélérer les découvertes ou encore d’éclairer les décisions politiques. Si ces données sont incomplètes, biaisées ou de mauvaise qualité, les systèmes d’intelligence artificielle produiront des résultats peu fiables. A l’inverse, des données robustes, bien documentées et accessibles permettent d’obtenir des analyses reproductibles et dignes de confiance.Voir plus
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