Longtemps réservés aux plus aisés, tubes et pots de crèmes trônent désormais sur les étagères des salles de bains du monde entier. Une démocratisation qui n’empêche pas le développement d’une offre pointue, destinée à répondre à notre obsession contemporaine d’une peau parfaiteHildegarde de Bingen serait-elle la première influenceuse beauté? Spécialiste des plantes, férue de médecine, la religieuse allemande du XIIe siècle – également éminente musicienne et grande mystique – a écrit plusieurs traités dédiés à la santé féminine. Elle y dévoile notamment ses recettes de baumes et de décoctions destinées à préserver la santé de la peau. Mais au Moyen Age, la quête du glow n’a rien d’esthétique: afficher un épiderme sain s’impose avant tout comme le signe visible d’un équilibre intérieur, à la fois physiologique et spirituel, nécessaire pour pouvoir se rapprocher de Dieu.Pour aider ses contemporaines à parvenir à cet état d’homéostasie, la moniale puise dans les enseignements des premiers médecins de l’Antiquité, dont Hippocrate et Galien. Ardent défenseur d’une vision holistique de la santé, ce dernier serait l’inventeur d’un des premiers cérats (du latin cera, ou «cire») au monde. Considérée comme l’ancêtre de la cold cream moderne, cette épaisse préparation à base d’huile d’amande douce, de cire d’abeille, de borate de sodium et d’eau de rose forme un film occlusif qui protège la barrière cutanée et limite la perte insensible en eau, contribuant ainsi à maintenir l’hydratation de la peau.Voir plus
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