De l’Egypte antique à la K-beauty, le mascara a su s’adapter aux évolutions des usages des consommatrices. Pratique, modulable et accessible, cet indispensable des trousses à maquillage reste l’un des produits cosmétiques les plus vendus au mondeLou, responsable clientèle de 29 ans dans une agence bancaire de Genève, est loin d’être une mordue de maquillage. Le matin, quelques minutes lui suffisent pour se préparer. Pourtant, quelles que soient les circonstances, elle prend toujours le temps d’appliquer du mascara sur ses cils. «Comme je suis blonde, ils sont très pâles. Si je ne les maquille pas, j’ai vite l’air malade», déplore la jeune femme. Comme Lou, elles sont des millions à avoir fait de ce geste machinal un rituel quotidien. Selon le cabinet d’études américain Market Growth Reports, au moins 1,8 milliard de tubes de mascara ont été vendus en 2024 dans le monde.Préoccupation universelle, avoir des cils allongés, épais et recourbés est aussi une quête millénaire. Les textes, images et autres traces archéologiques de l’Egypte antique témoignent de cette lointaine obsession. Pour intensifier son regard, on farde alors les cils et la muqueuse de l’œil d’une préparation à base de sulfure d’antimoine – un semi-métal extrait de certaines roches – et d’eau de rose.Voir plus
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