CHRONIQUE. A la lumière du débat qui a suivi l’éviction, en Allemagne, d’un journaliste chevronné ayant fait rédiger ses textes par une intelligence artificielle sans le signaler, le secrétaire général de la section suisse de Reporters sans frontières, Denis Masmejan, montre qu’un usage généralisé et irréfléchi de l’IA risque de desservir le journalismeDifficile de se glisser dans les pas de l’excellent Alain Campiotti, qui consacrait sa chronique ici même, la semaine dernière (LT du 17.08.2026), sous le titre «Mort de l’écriture», au vertige de l’intelligence artificielle. Avec la permission de la rédaction du Temps, je m’y risque malgré tout.Tout l’été, j’ai suivi le feuilleton qui a occupé la presse allemande et nourri un débat sur la légitimité et les limites de l’usage de l’intelligence artificielle par les journalistes. Le 12 juin, le quotidien berlinois Tagesspiegel faisait savoir que son ancien rédacteur en chef Stephan-Andreas Casdorff, 67 ans, qui conservait une chronique régulière dans le journal, n’y écrirait plus une ligne. Ses textes étaient rédigés par une intelligence artificielle de la première à la dernière ligne sans que le public en soit averti, pas plus que la rédaction elle-même.Voir plus
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