En pleine campagne présidentielle, Jean-Luc Mélenchon relance le débat sur l’annulation de la dette publique détenue par les banques centrales. L’idée divise les économistes entre ceux qui y voient une libération des lois du marché et ceux qui jugent ses effets néfastesEt si, pour régler le problème de la dette publique en France, il suffisait d’en annuler une partie? La proposition a été formulée ce week-end par Jean-Luc Mélenchon, depuis ses universités d’été près de Valence, dans la Drôme. «La Banque centrale européenne peut et doit mettre au congélateur les dettes des États, en commençant par celle de la période Covid», a déclaré le candidat La France insoumise (gauche radicale) à l’élection présidentielle. Ce n’est pas la première fois que le leader insoumis met cette proposition sur la table. En juin dernier, le même appelait à, propos des titres de dette, à «les prendre et les foutre au feu».Les réactions n’ont pas manqué. «Il n’y a pas d’argent magique», a écrit sur X le patron du Rassemblement national, Jordan Bardella, pour qui «cela ne soulagerait en rien les finances publiques». «Il le fait avec brio, mais il raconte n’importe quoi», a tancé le ministre de l’Économie, Roland Lescure. La sortie de Jean-Luc Mélenchon a même déclenché une passe d’armes sur X entre le candidat et le premier ministre Sébastien Lecornu, qui évoque une «escroquerie à l’état pur». Pour Gabriel Attal, candidat Renaissance (parti présidentiel) pour 2027, cette proposition démontre que l’insoumis veut «ruiner» la France.Voir plus
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