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Dans «Nanbanjin», Cyril Pedrosa et Taiyō Matsumoto portent un double regard sur les tribulations d’un marin portugais du XVIe siècle échoué au Japon
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Dans «Nanbanjin», Cyril Pedrosa et Taiyō Matsumoto portent un double regard sur les tribulations d’un marin portugais du XVIe siècle échoué au Japon

Publié le 20 September 2026 à 20:15
Auteur : Antoine Duplan

L’album réunit deux versions d’une même histoire, l’une signée par le bédéaste franco-portugais, l’autre par le mangaka japonais. Un formidable récit d’aventures qui prend le temps d’être contemplatifPetit bâtard roux, Fernando est un enfant sensible qui aime les animaux. Des années passées chez les bons pères, et ponctuées de bastonnades, ont fait de lui un tueur impavide, embarqué sur un navire portugais de «mauvais chrétiens mais habiles marchands». Un soir, en mer de Chine, des pirates prennent d’assaut le bateau. Blessé, le sicaire bascule par-dessus bord. La mer déchaînée le drosse sur une plage où Shobei le découvre inanimé et le ramène chez lui.Entre le vieux ramasseur de palourdes et le mercenaire déchu, une amitié se développe par-delà la barrière de la langue. Menant une vie simple et rurale, le «nanbanjin» (étranger) accède à une forme de paix intérieure en dépit de certaines ombres menaçantes, comme ces deux cavaliers qui l’épient. Il se lie d’amitié avec Toramaru, un redoutable samouraï reconnaissable à son étole de renard, et la belle Kumagiku, une «miko», prêtresse shinto itinérante et prostituée occasionnelle. Il rend à Shobei, son sauveur, son hôte, l’amour de la mer qui lui a «beaucoup donné» mais aussi pris son fils. Pour éviter d’être attaché comme interprète au service du seigneur local, «Felunando», réconcilié, reprend finalement la mer.Voir plus

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