Ce que l’on sait sur la tuerie d’Aarau, alors que la police traque le ou les auteurs des coups de feu
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Ce que l’on sait sur la tuerie d’Aarau, alors que la police traque le ou les auteurs des coups de feu

Publié le 30 August 2026 à 10:00
Auteur : Richard Etienne

Dans la nuit de samedi à dimanche, des coups de feu ont été tirés lors d’une fête dans le canton d’Argovie, tuant une jeune femme de 22 ans et blessant cinq autres personnes, certaines grièvement. Une vaste traque policière est en coursLa police est mobilisée ce dimanche pour tenter de retrouver le ou les auteurs des tirs qui ont tué une jeune femme de 22 ans et ont blessé 5 autres personnes, certaines, grièvement, dans la nuit de samedi à dimanche en marge d'une rave party à Aarau, entre Bâle et Zurich.
■ Les faits
Les coups de feu ont été tirés peu après 2h30 sur le site de l’hippodrome du Schachen, au bord de l’Aar, où se déroulait la septième édition d’une rave argovienne. La manifestation, qui avait débuté samedi après-midi, était présentée par ses organisateurs comme le plus grand événement du genre du canton sur une seule et même journée. Elle aurait réuni entre 3000 et 3500 personnes. Le nombre exact de participants présents au moment des faits n’était pas connu dimanche matin.La porte-parole de la police, Vanessa Rumpold, a indiqué que «plusieurs coups de feu ont été tirés au sein d’un groupe important de personnes». Plusieurs participants ont d’abord pris les détonations pour des feux d’artifice, selon des témoignages recueillis dans la presse locale. Le journal Blick affirme disposer d’une vidéo enregistrée vers 2h35 sur laquelle on entend des tirs en rafale. Selon un témoin interrogé par la télévision régionale Tele M1, les premiers coups de feu ont retenti alors que la musique touchait à sa fin et que de nombreux participants se dirigeaient vers la sortie.
■ Une victime et cinq blessés
Une femme de 22 ans a été tuée et cinq personnes ont été blessées. La victime a succombé à ses blessures sur place, a précisé Pascal Wenzel, porte-parole de la police argovienne. Les blessés, quatre hommes et une femme âgés de 24 à 27 ans, ont été hospitalisés. Toutes les victimes sont domiciliées en Suisse. «Les quatre blessés ont été hospitalisés et ils souffrent de blessures allant de légères à graves», a annoncé sur X la police du canton d’Argovie. Elle n’a pas précisé si les personnes les plus gravement touchées se trouvaient en danger de mort.
■ Réaction des autorités
L’alerte a été donnée peu après 2h30, selon la police. Un important dispositif a alors été déployé, avec plusieurs services de secours, les pompiers et l’unité cantonale d’intervention en cas de catastrophe. Un hélicoptère Super Puma de l’armée a également été engagé, comme l’a constaté la télévision alémanique SRF. Une ligne d’information a été mise en place par la police cantonale à l’intention des proches et des témoins.
■ Qui a tiré?
L’auteur ou les auteurs étaient toujours recherchés dimanche matin et une traque est en cours. Vers 9h30, les recherches tournaient «à plein régime», a précisé Pascal Wenzel. Les enquêteurs cherchaient également à déterminer quelle arme avait été utilisée. Ils ignoraient si le ou les auteurs étaient toujours armés. La police a bouclé un vaste périmètre autour de l’hippodrome, d’une piscine et d’installations sportives et demandé à la population de ne pas s’en approcher. La présence policière a été renforcée au-delà de la ville. Des policiers armés ont été aperçus sur l’autoroute jusqu’à une trentaine de kilomètres du lieu de la fusillade.La police allemande participe aux recherches, alors que le lieu de la fusillade se trouve à moins de 20 kilomètres de la frontière allemande à vol d'oiseau. Les mobiles éventuels et les circonstances de la fusillade restent à éclaircir.
■ Les précédents en Suisse
Les dernières fusillades d’ampleur en Suisse remontent à 2013. Cette année-là, en janvier, un trentenaire a ouvert le feu dans le village valaisan de Daillon, tuant trois femmes. Le tireur a été reconnu comme irresponsable lors du procès. En février, dans le canton de Lucerne, un employé de l’entreprise Kronospan, à Menznau, avait abattu cinq collègues sur le site de l’usine. L’auteur, un Suisse de 42 ans, atteint de schizophrénie paranoïaque, s’est suicidé.En 2001 à Zoug, un homme de 57 ans avait fait irruption, lourdement armé et déguisé en policier, dans le Parlement cantonal. En quelques minutes, il avait abattu 14 personnes, dont trois conseillers d’Etat, avant de se donner la mort. Selon le centre de recherches genevois Small Arms Survey, en 2017 plus de 2,3 millions d’armes étaient aux mains de civils en Suisse, soit près de trois pour dix habitants, ce qui classait alors le pays au 16e rang mondial pour le nombre d’armes par habitant.

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