Réveillé à 5h du matin, le maillot jaune parle d’une opération «inhumaine», tandis que d’autres coureurs se réjouissent et estiment qu’il faut «en passer par-là». Mais on ignore toujours sur quels «soupçons graves et concordants» les inspecteurs antidopage sont intervenusA performances énormes dans le Tour de France, soupçons énormes et, désormais, opérations antidopage de grande ampleur. Les contrôles du sang et de l’urine réalisés en pleine nuit, entre samedi et dimanche, auprès de Tadej Pogačar et de Jonas Vingegaard, alors les deux premiers au classement, avant l’abandon du coureur danois sur chute dimanche, marquent une nouvelle approche plus musclée des instances antidopage. C’est la première fois que des tests sont pratiqués sur le temps de sommeil des athlètes, 2h du matin pour le Danois et 5h pour le Slovène.Cette disposition, interdite dans de nombreux pays, est permise par la loi française depuis 2016. De ce fait, il a fallu l’intervention d’un juge des libertés et de la détention du tribunal de Paris pour autoriser l’action de l’Intelligence Testing Agency (ITA), l’organisme qui sous-traite les activités antidopage de l’Union cycliste internationale (UCI). Point notable de procédure, un juge ne donne son feu vert qu’en fonction de «soupçons graves et concordants» et d’un «risque de déperdition de preuves».Voir plus
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