Air France-KLM enregistre une chute du bénéfice trimestriel, mais une hausse des recettes par passager
LE TEMPS Économie
Article complet

Air France-KLM enregistre une chute du bénéfice trimestriel, mais une hausse des recettes par passager

Publié le 30 July 2026 à 06:44
Auteur : Le Temps

Le transporteur franco-néerlandaise accuse une perte nette de 61 millions d'euros au premier semestre. Si l'augmentation du prix du kérosène a fait chuter le bénéfice net du groupe de transport, ce dernier a pu compenser par une hausse des recettes par passager et des demandes de transports de marchandisesLe groupe de transport aérien Air France-KLM a vu son bénéfice net chuter de 71% à 190 millions d'euros au deuxième trimestre, en raison de coûts élevés en carburant, a-t-il annoncé jeudi. Le transporteur franco-néerlandais a cependant souligné dans un communiqué que l'augmentation des recettes par passager avait compensé «environ 85% de la hausse du prix du carburant». Il a légèrement ajusté la prévision de croissance de ses capacités en 2026, qui doit être comprise entre 2 et 3% (contre 2 à 4% précédemment).Sur le premier semestre, Air France-KLM accuse une perte nette, comme cela avait déjà été le cas en 2021, 2022 ou 2024. Elle est cette fois de 61 millions d'euros, contre un bénéfice net de 401 millions d'euros en 2025. Les trois compagnies aériennes du groupe (Air France et les néerlandaises KLM et Transavia) ont dû composer avec l'incidence de la guerre au Moyen-Orient sur le secteur.La facture en carburant s'est alourdie de plus de 800 millions d'euros lors du trimestre par rapport à la même période 2025. Air France-KLM a revu à la baisse le montant de celle qu'il prévoit de payer en 2026, à 8,9 milliards de dollars, contre 9,3 milliards auparavant. Elle avait été de 6,9 milliards de dollars en 2025.
Lire aussi: Faillite de Spirit Airlines et vols annulés par milliers: la crise du kérosène tourne au «désastre» pour les compagnies aériennes

Hausse des demandes de transports commerciaux
Toutes les compagnies ont donc augmenté leurs tarifs, aboutissant à une «recette unitaire à taux de change constant en augmentation de 8,7%». À la hausse des prix des billets pour les voyageurs s'ajoute à celle de la demande de transport de marchandises. Le directeur général Benjamin Smith, cité dans un communiqué, a salué «une solide performance commerciale, portée par une demande toujours soutenue pour les voyages dans les classes Premium, notamment de et vers l'Asie et l'Amérique du Nord».La croissance moindre des capacités doit se traduire par une baisse des fréquences vers la fin d'année, notamment sur des liaisons à forte concurrence en Europe. «Je sais que nous avons réduit nos capacités à Düsseldorf et à Londres, donc c'est ce genre de ville" qui sera concerné, a expliqué le directeur financier Steven Zaat, en présentant les résultats à la presse.
Précédente chronique: «Oui, je prends l’avion, car les guerres, ça pollue de toute façon.» Plus de deux tiers des Suisses n’éprouvent plus aucune honte à s’envoler toute l’année

Ce sujet parle de : croissanceguerremoyen-orientfaillitecrise
← Retour aux sujets

Points de vue opposés



Chargement des points de vue opposés...

Autres articles récents chez Le Temps