[pfp_nav_auth]
A Genève, plus de 3200 signatures récoltées pour bannir les nasses policières
LE TEMPS Social & Inégalités
Article complet

A Genève, plus de 3200 signatures récoltées pour bannir les nasses policières

Publié le 21 July 2026 à 15:20
Auteur : Le Temps

Des citoyens ont remis au Grand Conseil genevois mardi une pétition pour interdire les nasses policières dans le canton. Ils dénoncent notamment les conditions de celle qui avait eu lieu à la fin de la manifestation No-G7Des citoyens veulent faire interdire les nasses policières à Genève après celle contre plusieurs centaines de manifestants lors de la protestation anti-G7 du 14 juin. Mardi, une pétition dotée de plus de 3200 signatures a été remise au Grand Conseil.«Cette pratique doit être définitivement abandonnée», affirme le texte piloté par la Coordination genevoise pour le droit à manifester (CGDM). Il cible notamment les conditions dans lesquelles ces personnes avaient été retenues pendant dix heures, dont plusieurs heures sans accès à de l’eau. Elles n’avaient pas non plus reçu de nourriture, ni eu la possibilité de se rendre aux toilettes.
A propos de la nasse: Pris dans la nasse policière, les organisateurs de la manifestation No-G7 portent plainte pour séquestration, contrainte et abus d’autorité
Le collectif dénonce «une punition collective», sans explication donnée aux personnes nassées. Des centaines de black blocks avaient provoqué des dégradations lors de la manifestation. Ils avaient brûlé leurs habits noirs au terme du cortège et s’étaient agglomérés parmi les protestataires.
La Suisse a déjà été condamnée pour des nasses policières
La CGDM rappelle que la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a condamné plusieurs pays, dont la Suisse, pour des nasses. La population redoute désormais des «répressions policières» lorsqu’elle exerce son droit à manifester, estime-t-elle.
Lire également: Après les gaz lacrymogènes et les engins pyrotechniques durant le cortège No-G7, la nasse policière met le feu aux poudres
La police avait dit début juillet avoir mené «une réponse graduée» face aux violences des casseurs. Elle parlait de «dispositif de fixation» et garantissait avoir contrôlé d’abord les personnes considérées comme vulnérables.

Ce sujet parle de : manifestationpoliceviolences
← Retour aux sujets

Points de vue opposés



Chargement des points de vue opposés...

Autres articles récents chez Le Temps