Rarement champions du monde ont été moins démonstratifs que les Espagnols, qui ont misé sur leur maîtrise des émotions pour battre l’Argentine en finale. S’il y a différentes manières de jouer au football, celle, patiente et mesurée, de la Roja fait du bienFace à une Argentine sans arme, une Espagne sans violence et sans haine. Une victoire des tenants du titre, qui n’ont cadré leur premier tir qu’à la 117e minute, n’aurait pu passer que par le chas de l’épreuve des tirs au but. C’eût été le casse du siècle, et une désillusion pour de nombreux amateurs. Le destin a souri à l’équipe qui a tenté le plus, et c’est heureux.La victoire de la Roja était attendue. Il y avait trop d’écart entre les deux équipes, que seule une éventuelle mansuétude de l’arbitre à l’égard du jeu souvent dur des Argentins aurait pu combler. Elle ne s’est pas produite, et l’Espagne a fini par s’imposer, à sa manière, qui est celle d’un boa constricteur qui étouffe et fatigue sa proie pour finalement l’achever. Comme en 2010, le seul but du match est tombé dans la seconde mi-temps des prolongations (106e).Voir plus
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