OPINION. Plutôt que de se conforter dans une «neutralité de rente», la Suisse doit innover dans l'intérêt général, en menant par exemple des actions juridiques à l'encontre des technologies utilisées dans des guerres illégales, écrit Christophe Germann, professeur de droit internationalLe 27 septembre, les Suisses voteront sur l’initiative «Sauvegarder la neutralité suisse». Présentée comme le retour à une neutralité traditionnelle, elle veut inscrire dans la Constitution une neutralité «perpétuelle et armée», interdire les alliances militaires et empêcher, sauf exceptions, la Suisse de participer aux sanctions contre des Etats belligérants. Mais de quelle neutralité parle-t-on?
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