A un mois du scrutin, l’initiative pour la neutralité fait émerger de nouveaux visages. De nombreux représentants de la société civile, parfois issus de la diplomatie, de l’humanitaire ou du monde académique, s’engagent dans la campagne tantôt du oui, tantôt du non. Tous s’accordent sur le fait que le résultat de 27 septembre sera déterminantAprès la votation sous haute tension sur une Suisse à 10 millions, celle sur la neutralité ne promettait que peu d’étincelles. D’autant que les premiers sondages annonçaient une large défaite au texte déposé par l’association Pro Suisse, emmenée par Christoph Blocher. Celui-ci demande l’inscription d’une notion plus stricte de neutralité dans la Constitution. Un sujet assez abstrait. Et pourtant, depuis de nombreuses semaines, le débat fait rage, notamment en Suisse romande où, selon le premier sondage SSR, l’initiative séduit davantage (43% de oui) qu’outre-Sarine (41%). Surtout, la campagne est marquée par une forte mobilisation de la société civile.Ces jours, ce ne sont pas les politiques qui tiennent le haut de l’affiche mais des personnalités issues du monde académique, des organisations humanitaires, de l’armée voire de la justice… D’anciens diplomates sortent de leur retraite, tantôt pour défendre l’initiative, tantôt pour la combattre. Dernier exemple en date, ce mardi matin en vieille ville de Berne. Une large alliance de 22 organisations a lancé, lors d’une conférence de presse, sa campagne contre cette initiative qu’elle juge dangereuse pour la sécurité du pays et plus généralement pour le respect des droits humains. On y retrouve notamment Amnesty International, Alliance Sud, Terre des Hommes, Public Eye ou le Conseil suisse de la paix.Voir plus
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