Le tribunal correctionnel de Paris a condamné, le 31 mars 2025, la cheffe de file du Rassemblement national à quatre ans de prison, dont deux ferme aménagés sous bracelet électronique, mais surtout à cinq ans d’inéligibilité avec application immédiate, dans l’affaire des assistants parlementaires européens. Une décision très lourde, qui entérine pour l’instant ses espoirs d’une quatrième candidature à l’élection présidentielle en 2027. Héritière d’un parti fondé par son père, Marine Le Pen a patiemment établi une transition identitaire du FN au RN, jusqu’à s’imposer comme finaliste des deux derniers scrutins présidentiels. À 56 ans, la présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale voit brutalement stoppée une trajectoire patiemment construite depuis son arrivée à la tête du parti en 2011. Le 6 avril, ses soutiens se sont rassemblés place Vauban, à Paris, dénonçant une justice « politique ». Une décision en appel est attendue au début de l’été 2026. D’ici là, le Rassemblement national retient son souffle.
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