En Suisse, le juge lucernois Jonas Achermann a conçu un outil de calcul des peines. Il estime que l’IA peut rendre les décisions plus équitables. Mais l’introduction de l’IA dans la justice soulève de nombreuses questions éthiquesPour fixer une peine, la loi laisse aux juges une certaine marge d’appréciation. En 2025, le juriste Luca Ranzoni avait soumis un même scénario fictif à plusieurs magistrats suisses. Dans le cas d’un homicide, par exemple, les peines proposées variaient en moyenne de trois ans. Dans une interview à la SRF, le chercheur suggérait de constituer, à l’aide de l’IA, une base de données pour orienter les juges, en leur permettant de connaître les sanctions prononcées dans des affaires comparables. Il estimait qu’une telle démarche pouvait réduire le risque d’arbitraire.
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