La dette mondiale progresse de 2% plus vite que le PIB chaque année depuis les années 1990. Les géants technologiques sont devenus le dernier moteur de création de liquidité, dans un contexte où l’inflation limite la marge de manœuvre des banques centralesOmniprésentes dans l’esprit des observateurs de l’économie mondiale, les dépenses d’investissement dans l’IA constituent à la fois un problème et une solution. Un problème car certains observateurs s’inquiètent de la rentabilité à venir de ces «Capex» en centaines de milliards de dollars. Une solution car ces investissements tirent l’essentiel de la croissance américaine et permettent d’injecter des liquidités dans le système financier mondial, comme l’ont fait précédemment les banques centrales, lors de la crise financière de 2008 ou de la pandémie de covid. Mais cette solution contient ses propres limites et surtout, on se demande combien de temps encore elle sera efficace, dans un contexte de déséquilibres croissants au niveau global qui rappellent la fin des années 1990, conclues par l’éclatement de la bulle internet.«On arrive à un moment où la dette augmente rapidement et où les marchés financiers montent plus vite que la liquidité qui, elle, croît plus lentement qu’auparavant», résume Manuel Streiff, de GAMA AM, une société de gestion genevoise spécialisée dans l’obligataire.Voir plus
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