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Washington écarte les observateurs de l'OSCE, la présidence suisse appelle au respect des engagements
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Washington écarte les observateurs de l'OSCE, la présidence suisse appelle au respect des engagements

Publié le 23 September 2026 à 17:57
Auteur : Frédéric Koller

Malgré plusieurs appels de la présidence suisse de l'OSCE au respect de leurs engagements sur les standards électoraux de l'organisation, les Etats-Unis ont décidé pour la première fois depuis 2002 de ne pas inviter de mission d'observation pour les midterms. Donald Trump suit l'exemple de Vladimir PoutineDébut août, l'OSCE exprimait sa «grave préoccupation» suite à la décision russe de ne pas inviter d'observateurs pour scruter les élections à la Douma, le parlement fédéral. Mercredi, l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe qualifiait de «regrettable» la décision des Etats-Unis d'en faire autant. Pour la première fois depuis 2002, Washington a choisi de se passer de scrutateurs extérieurs et «non partisans» de son processus électoral, en violation de ses engagements. Si la position de Moscou ne surprend plus - c'est le troisième refus – le fait que Donald Trump emboîte le pas de Vladimir Poutine marque une nouvelle étape dans le fossé qui se creuse entre les Etats-Unis et le continent européen.Qu'en dit-on à Berne, alors que la Suisse préside cette année l'OSCE et qu'Ignazio Cassis se trouve à New York pour l'Assemblée générale de l'ONU? «Le chef du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) appelle régulièrement au respect et à la mise en œuvre des engagements politiques pris par les Etats membres et souligne le rôle important des missions d’observation des élections du Bureau des institutions démocratiques et des droits de l'homme. Cela a aussi été transmis aux Etats-Unis lors d’échanges bilatéraux», indique un porte-parole. Créé en 1991, le BIDDH est l'organe de l'OSCE en charge du travail de veille démocratique, notamment lors des élections. C'est sa présidente, Maria Telalian, et le président de l'Assemblée parlementaire de l'OSCE, Pere Joan Pons, qui ont réagi à ce camouflet de Washington.Voir plus

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