Mercredi, le gouvernement genevois a décidé d’aller de l’avant sur le projet dit «Béluga» visant à dompter les coûts de la santé. Il n’est, en revanche, plus question de la création d’une caisse-maladie «publique» à proprement parlerC’était l’une des principales promesses de campagne de Pierre Maudet: créer une caisse-maladie cantonale publique capable de proposer des primes moins chères que celles du marché privé, en dépit du fait que l’assurance maladie est réglementée au niveau fédéral. Nom de ce projet éminemment complexe et politiquement périlleux: «Béluga». «Un mammifère pacifique est capable de vivre en milieu hostile et écarte les requins», disait le conseiller d'Etat l’an dernier.Pour y parvenir, le ministre de la Santé genevois veut adosser ladite caisse à un vaste réseau de santé. Ses professionnels ne seraient plus rémunérés à l’acte, mais, principalement, au forfait par patient, comme cela se fait déjà dans le Jura bernois avec le Réseau de l’Arc, selon un système dit de capitation. Objectif: miser sur la prévention et la coopération entre les acteurs de soins, intervenir au maximum en amont des complications et pépins de santé, et diminuer le nombre d’actes redondants ou inutiles. Le tout pour améliorer la santé des assurés, diminuer les coûts et donc les primes. Une pierre, trois coups.Voir plus
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