OPINION. L’arrivée des lunettes connectées, qui intègrent caméra et micro dans une monture ordinaire et peuvent être couplées à la reconnaissance faciale, repose urgemment la question de l’anonymat et de la sécurité de nos données biométriques dans l’espace public, écrit Lætitia Ramelet, de la Fondation pour l’évaluation des choix technologiques TA-SWISSMieux comprendre le monde qui nous entoure avec des «smart glasses» boostées à l’IA? Plutôt sympa. Mais se faire filmer à notre insu en maillot de bain à la piscine? C’est également possible avec ces lunettes connectées, aux caméras et micros intégrés, qui permettent de traiter des données en temps réel. Ces produits sont développés par des entreprises comme Meta, Google ou bientôt Apple. Certains sont déjà arrivés sur les marchés suisse et européen. Non sans risques, comme l’ont évoqué un reportage de watson.ch et une interpellation parlementaire en juin.En effet, les lunettes connectées se prêtent parfaitement à l’observation discrète d’autrui: dans la rue, les transports publics, au bureau… Tout en prenant des photos et vidéos. Sans surprise, les abus augmentent avec les ventes. Les médias britanniques relayent notamment des témoignages de femmes abordées par un porteur de lunettes connectées, qui a ensuite posté l’enregistrement vidéo sur les réseaux sociaux, avec commentaires sexuels à la clé. Des piscines en Allemagne songent à interdire ces objets. Sans surprise, femmes et enfants sont particulièrement concernés.Voir plus
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