Le parlement israélien a annoncé que les élections législatives se tiendraient le 27 octobre. Le premier ministre actuel, de plus en plus contesté, souhaite briguer un nouveau mandat. Mais il doit composer avec quatre concurrentsLe parlement israélien a annoncé la tenue des élections législatives pour le 27 octobre. Un scrutin largement considéré comme un référendum sur le leadership du premier ministre Benyamin Netanyahou. La Knesset - nom du parlement israélien - doit achever son mandat le 17 juillet, permettant à la coalition au pouvoir d'aller jusqu'au bout de ses quatre ans, pour la première fois depuis plusieurs décennies.Dans un communiqué, la conseillère juridique du parlement, Sagit Afik, a indiqué que la législature actuelle était appelée à aller jusqu'au terme de son mandat et que par conséquent, «les élections étaient (...) fixées par la loi au 27 octobre, sans qu'il soit envisagé d'écourter le mandat de la Knesset».Ce scrutin sera le premier organisé depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre dans la bande de Gaza et a ouvert d'autres fronts pour Israël dans la région.Benyamin Netanyahou, le premier ministre ayant exercé le plus longtemps dans l'histoire d'Israël, a annoncé son intention de briguer un nouveau mandat. Empêtré dans un procès pour corruption, le dirigeant de 76 ans a affirmé vouloir gagner cette élection, qui pourrait constituer le scrutin le plus déterminant de sa carrière politique.Ces derniers jours, son gouvernement - l'un des plus à droite de l'histoire d'Israël - s'est employé à faire adopter une série de projets de loi afin de consolider sa majorité et d'aborder les élections en position de force.
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Les derniers sondages montrent toutefois qu'une majorité d'Israéliens souhaitent le départ de Benyamin Netanyahou. La colère suscitée par les défaillances sécuritaires ayant entouré les attaques du 7-Octobre reste vive et continue de peser sur sa popularité. L'opinion publique lui reproche aussi de ne pas avoir tenu ses promesses de «victoire totale» sur le Hamas et le Hezbollah, et d'avoir été écarté des négociations entre l'Iran et les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, le protocole d'accord conclu ayant été jugé par beaucoup défavorable aux intérêts israéliens.L'ancien chef d'état-major Gadi Eisenkot apparaît désormais comme son principal rival, parmi la liste des candidats qui peuvent le renverser. Tour d'horizon.
Gadi Eisenkot, le général
Gadi Eisenkot, ancien ministre israélien, prend la parole lors de la Conférence d'Herzliya à l'Université Reichman d'Herzliya, le 24 juin 2024. — © GIL COHEN-MAGEN / AFP
Fils d'immigrants du Maroc, Gadi Eisenkot, 66 ans, jouit d'un fort capital sympathie, notamment en raison de la mort au combat de son fils lors de la guerre à Gaza et de celles de deux de ses neveux. Sans grande expérience, cet ancien chef d'état-major, qui a aussi été attaché militaire des premiers ministres Ehud Barak et Ariel Sharon, était entré en politique en 2022 aux cotés du centriste Benny Gantz, son prédécesseur à la tête de l'armée.Entretenant le flou sur le règlement du conflit israélo-palestinien, il a été membre du cabinet de guerre de Benyamin Netanyahou entre octobre 2023 et juin 2024, avant de démissionner. Critique acerbe de la conduite de la guerre à Gaza et de la politique du premier ministre actuel, il a créé en septembre 2025 son parti Yashar («droit»). Cette formation regroupe des gens connus pour leurs positions de gauche ou de droite, mais aussi la fille de deux otages du Hamas enlevés le 7-Octobre et l'ancien chef du Shin Bet (renseignements intérieurs).Son débit de parole assez lent le distingue de personnalités flamboyantes de la politique israélienne tout en lui conférant, selon certains, une aura de sage.
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Naftali Bennett, le revenant
L'ancien premier ministre israélien Naftali Bennett s'exprime lors de la conférence inaugurale de son parti «Ensemble – Sous la direction de Bennett», créé avec Yaïr Lapid, à Tel-Aviv, le 12 mai 2026. — © JACK GUEZ / AFP
Agé de 54 ans, cet ancien entrepreneur de la tech s'est imposé comme une figure de la droite nationaliste et a été premier ministre. Après avoir dirigé le Conseil de Yesha, principal organe représentatif des colonies de Cisjordanie occupée, il est entré en politique au sein du camp national-religieux avant de devenir ministre de l'Education, puis
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