Le projet de loi sur l'avenir des combattants du PKK sera soumis lundi aux députés turcs. Le parti exige la garantie que ses combattants renonçant aux armes «pourront participer à une vie politique démocratique» sans risquer d'être «emprisonnés». Il réclame également la libération du chef historique de la guérilla kurde, Abdullah ÖcalanEn voie de dissolution, le parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) a fustigé dimanche les «erreurs et lacunes» du projet de loi sur l'avenir de ses combattants, qui sera soumis lundi aux députés turcs.«Cette loi comporte de graves erreurs et lacunes. Les recommandations du rapport de la commission parlementaire [chargée de préparer un cadre légal au processus de paix avec le PKK, ndlr] concernant la démocratisation et le règlement de la question kurde n'y sont pas prises en compte», déplore la direction du PKK dans un communiqué diffusé par l'agence de presse ANF, proche du groupe armé.
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«Le fait que [le projet de loi] mentionne uniquement le désarmement sans employer le terme «kurde» montre que la question n'a pas été abordée dans sa globalité», estime le PKK en exigeant la garantie que ses combattants renonçant aux armes «pourront participer à une vie politique démocratique fondée sur la liberté de pensée et d'association», sans risquer d'être «emprisonnés en raison de leurs propos».
La libération du chef historique de la guérilla kurde réclamée
Les responsables du PKK affirment en outre que «de nombreuses dispositions de la loi resteront lettre morte» si le chef historique du groupe armé, Abdullah Öcalan, âgé de 77 ans et emprisonné à l'isolement depuis 1999, n'est pas remis en liberté. Or, le sort de ce dernier, qui avait appelé l'an dernier le PKK à déposer les armes en réponse à une initiative de paix des autorités turques lancée à la fin 2024, n'a pas été officiellement tranché.Le projet de loi prévoit le retour à la vie civile d'une partie des combattants du PKK qui déposeront les armes, sans toutefois ouvrir la voie à une amnistie générale.
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Le texte, porté notamment par le parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur) du président Recep Tayyip Erdogan et le parti prokurde DEM, prévoit de suspendre les poursuites et l'exécution des peines des auteurs de certaines infractions pour une période allant de cinq à dix ans. En l'absence de récidive au cours de ce délai de sursis, les enquêtes seront classées et les peines considérées comme purgées, selon le projet de loi consulté par l'AFP.Les auteurs des crimes les plus graves – comme les homicides volontaires – seront toutefois exclus de ce mécanisme. Des médias progouvernementaux turcs affirment que cela devrait aussi être le cas d'Abdullah Öcalan, qui purge une peine de prison à vie.
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