Immersion saisissante dans le quotidien d’un migrant, d’Haïti au Canada, «C’était ça ou mourir» est la sensation de cette rentrée. Rencontré au bord du Léman, l’écrivain québécois raconte la naissance de ce premier roman qui a d’ores et déjà changé sa vie«On passe beaucoup d’années non seulement à écrire mais à apprendre à écrire. Le succès, lui, arrive sans apprentissage. On me demande de faire des démonstrations et des exercices que je n’avais pas l’habitude de faire. Je mesure ma chance, bien sûr, mais cela provoque son lot d’angoisses.» Thélyson Orélien nous glisse ces mots avec une grande douceur, seul son souffle légèrement court traduit le stress dont il parle. En quelques semaines, C’était ça ou mourir, premier roman de ce journaliste et poète québécois né en Haïti en 1988, s’est imposé en effet comme le livre-phénomène de cette rentrée littéraire.Avant même sa parution en mars aux Editions du Boréal au Canada, les droits de traduction ont été acquis dans 22 langues. Fait rare pour n’importe quel livre, a fortiori pour un premier roman. Edité en France par Grasset, C’était ça ou mourir est déjà un succès de librairie, sélectionné par la plupart des grands prix de l’automne, Goncourt, Renaudot, Médicis, Femina et Fnac.Voir plus
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