Il y a 20 ans, le troisième jeu vidéo «Mother» sortait au Japon. Il n'a jamais connu de sortie sous nos latitudes, mais cela n'a pas empêché ses fans de le traduire en anglais et de lui créer des suites spirituelles, dont l'incontournable «Undertale»Tout commence par un genre: celui du jeu de rôle japonais (JRPG). Encore confidentiel dans les années 1980 en Europe et aux Etats-Unis, il s'est depuis largement démocratisé. Dans un JRPG, le joueur explore un univers – souvent médiéval fantastique ou de science-fiction – en déplaçant son personnage sur une carte. Interagir avec un autre personnage lance un dialogue, contenant parfois un indice quant au prochain objectif du joueur. Les textes sont essentiels pour construire le récit, ce qui fait des JRPG des jeux «bavards» en comparaison d'autres genres. Toute publication hors du Japon nécessite donc d'en traduire le contenu.Dans les années 1980, les grands noms du JRPG sont Dragon Quest (1986) et Final Fantasy (1987), des séries qui font encore des émules de nos jours. C’est dans ce contexte que sort Mother (1988), édité par Nintendo, tout à la fois un JRPG sincère et un pastiche du genre. Aujourd’hui réputé pour sa difficulté, son esthétique reste pourtant enfantine, cousine des Peanuts de Charles Schultz.Voir plus
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