Le rapport de force politique, à un an des élections fédérales, est clairement en défaveur de la création d’une commission d’enquête parlementaire sur le F-35. Le rapport du parlement, accablant mais qui s’en tient à des recommandations, suffit à ce stade à la droite. Il faudrait un élément nouveau pour envisager un autre scénarioAccablant pour le Département de la défense (DDPS) et l’Office fédéral de l’armement (Armasuisse), le rapport sur le «prix fixe» du F-35 ne semble pas pour l’heure devoir déboucher sur une commission d’enquête parlementaire (CEP) en bonne et due forme. Il faudrait pour cela réunir plusieurs conditions pour convaincre la droite de la nécessité d’un exercice qui pourrait freiner l’acquisition en cours d’un avion de chasse jugé prioritaire pour la sécurité du pays. Sur six des neuf membres de la Commission de gestion du Conseil national (CdG-N), représentant tous les partis, interrogés par Le Temps, une seule voix exprime clairement un soutien à ce mécanisme extraordinaire.«Au vu des résultats, la demande de faire une CEP s’impose comme une conséquence logique, car de nombreux achats d’armement tournent mal, explique la conseillère nationale socialiste Priska Seiler Graf, spécialiste du dossier. Il faudrait toutefois élargir le champ de l’enquête, c’est-à-dire réexaminer également l’évaluation des avions de combat.» Le coprésident du PS déclarait le week-end dernier que le dépôt d’une initiative pour la création d’une CEP serait fait durant cette session. On n’en connaît pas la teneur.Voir plus
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